3 - Ainhoa, 120 m - Bidarray, 150 m
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Hendaye - Banyuls, la grande traversée, par Gérard Filoche.
1e partie : Hendaye - Gabas
3 - Ainhoa, 120 m - Bidarray, 150 m
Extraits du livre.

Dénivelé + 670 m. Dénivelé – 646 m. 21 km

Après un réveil un peu moins douloureux que la veille, un copieux petit déjeuner nous attend. Deuxième tâche après avoir réglé nos nuitées, acheter le pain. C'est chose faite chez le commerçant d'à coté. De bien bonnes choses sont à l'étalage de sa boutique : saucissons, confit, pâté, j'en passe et des meilleures.

Ce matin, il est bien tard pour partir, mais c'est pour une bonne cause, du moins je l'espère. Le temps est gris et nuageux, mais cela ne durera pas, dixit la météo.

Première difficulté au départ, le chemin de Croix. Il porte bien son nom même si celui-ci est plus que praticable, mais à froid il faut y aller doucement, de toute façon nous ne pouvons pas aller plus vite.

Le col dit des Trois Croix à 510 m est un lieu étrange. Nous découvrons trois Croix devant lesquelles une série de tombes basques restaurées récemment, domine le village. Il en ressort une atmosphère pesante par ce temps maussade. Le GR se poursuit en balcon au-dessus de la vallée. C'est très joli. Le temps se dégage doucement…

…Nous arrivons à la ferme Esteben, à 580 m, une ancienne étape sur le GR mais qui semble fermée à présent. Nous prenons notre pique-nique à la borne frontière 77 du coté espagnol car le bas-côté est fauché. La frontière ne respecte pas la géographie du relief, elle semble plutôt s'accommoder des collines et vallons de cette région et délaisser les sommets environnants…

…Du col des Veaux à 430 m, une portion de route à la pente fortement marquée nous attend. Elle mène aux radars d'Artzamendi qui sont plantés sur la crête. Nous ne les verrons pas pour le moment car un nuage les masque. Le col Méhatché à 716 m approche. Bon nombre de moutons bariolés de différentes couleurs afin de faciliter leur identification auprès de leurs propriétaires, sont là tranquillement installés. Le col est large et nous entamons un beau parcours plat dans les prairies avec un paysage radieux. Nous sommes un peu surpris de trouver le sol jonché de confettis par endroits, encore de joyeux fêtards, mais ici quand même !!! C'est le paradis avant l'enfer qui nous attend. Nous ne le savons pas encore…

…La fin du plateau débouche au niveau du col d'Espalza. A cet endroit, se trouve la bergerie Cithabourou à 640 m d'altitude et au bord d'un précipice à couper le souffle. Vu d'en haut c'est très beau et impressionnant, le village en bas est tout petit. Il va falloir descendre, mais par où ???. Le panneau jaune nous indique le chemin, enfin si chemin il y a, plutôt des éboulis instables et des espèces de hautes marches empierrées….

…Un petit bout de route et nous arrivons au village de Bidarray. Visiblement, la fête annuelle se prépare. Beaucoup de jeunes français et espagnols semblent décidés à passer une nuit blanche, pas nous. Nous passons devant le fronton où se déroule une partie de Cesta Punta. Nous reviendrons regarder ce tournoi après nous être installés. Nous repérons un petit magasin d'alimentation qui sera ouvert demain matin dimanche à partir de 8 h 30. Il sera sur notre chemin…

…L'hôtel où nous nous rendons étant assez éloigné du centre et vu l'heure tardive, le retour sur le terrain de la Cesta Punta sera pour une autre fois.

Le repas sera l'occasion de goûter à notre première garbure, sauf pour Michel qui ne s'accommode pas trop, même pas du tout, de ce plat typiquement pyrénéen.

Sans le savoir, nous dînerons une première fois en compagnie de notre ami randonneur moustachu que nous retrouverons ainsi pratiquement à toutes les étapes jusqu'à Arette-la-Pierre-saint-Martin.




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