6 - St Jean-Pied-de-Port, 157 m - Phagalcette, 580 m
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Hendaye - Banyuls, la grande traversée, par Gérard Filoche.
1e partie : Hendaye - Gabas
6 - St Jean-Pied-de-Port, 157 m - Phagalcette, 580 m
Extraits du livre.

Dénivelé + 814 m. Dénivelé – 396 m. 20 km

...Ce matin, il fait toujours aussi beau. Le pays basque si brumeux et pluvieux que l'on nous avait promis, sera pour une autre fois… Sur environ 1 km, le GR10 et celui de st Jacques, le GR65 sont communs, de plus avec la même couleur de balisage comme tout chemin de grande randonnée qui se respecte. Après une courte portion de route, une longue montée s'offre à nous dans les éternelles fougères, il fait déjà chaud. Le chemin serpente harmonieusement entre les petits vallonnements. Lorsque l'on regarde la carte, l'on se rend bien compte que le GR ne fait que passer par-dessus la colline. En fait, il y a peu de distance entre St-Jean-Pied-de-Port et Estérencuby. Mais bon, essayons de rester sur le sentier même s'il décrit des courbes bien fatigantes. C'est toujours mieux que le bitume, de plus, le paysage a toujours ses tons changeants qui font le charme du Pays Basque…

…Au col, ma montre m'indique 12 h 30. Mes amis y sont arrivés bien avant moi, je demande à ce que nous fassions une pause casse-croûte. Un arrêt carrément imposé, car mon estomac est désespéré. Michel se serait bien passé de déjeuner. Eh bien pas moi !

A l'ombre, sur un tapis d'herbe tendre mais un peu piquante, en raison de la présence de nombreuses carlines, nous grignotons nos quelques provisions… La descente sur la piste forestière vers Estérencuby est bien longue et fastidieuse sous ce soleil accablant. En bas, le village est très calme comme écrasé sous l'enclume de la chaleur…

…Une rude, très rude montée nous attend. La petite route qui nous permet de rejoindre le gîte est minuscule, mais elle accuse une pente impressionnante, surtout dans la première centaine de mètres. Ce gîte est le premier à se trouver en altitude. Ce soir, il n'y aura pas de voitures et leur flot de bruit.

Des indications apparaissent : gîte à 5 km !! Les premiers lacets sont effectués difficilement tant la pente coupe « les pattes », dur, dur. Heureusement cela se radoucit quelque peu après une bonne demi-heure. Michel a décidé de jouer la version accélérée de la grimpette. Il a tellement appuyé sur le champignon, que nous ne le voyons plus. Un vrai lévrier.

La montée est toujours ponctuée de panneaux notés : gîte à 3 km, 2 km, 20 mn et bientôt : à 5 mn ce qui nous encourage. Mais les temps sont-ils réels ? Cela semble interminable. Nous sortons des bois et apercevons enfin le plateau et la montagne toute verte de pâturages. Au loin tout là bas, Michel qui semble avoir mangé du lion, est arrêté. Le bonheur serait-il là ? Un gîte sorti de nulle part, posé sur le petit col comme une cerise sur le gâteau. Il est tout neuf, très agréable et confortable. Il nous attend…

…Les bonnes adresses, cela se partage. Donc, attablés dans la salle de repas, nous dégustons d'une façon très conviviale avec plusieurs autres randonneurs, cette pipérade maison puis, rôti, pâtes aux champignons, dessert, un vrai régal...




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