17 - Gourette, 1346 m – Viellettes, 1075 m
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Hendaye - Banyuls, la grande traversée, par Gérard Filoche.
2e partie : Gabas - Les Granges d'Astau
17 - Gourette, 1346 m – Viellettes, 1075 m
Extraits du livre.

Dénivelé + 588 m. Dénivelé – 1056 m. 19km

Mes Hautes-Pyrénées ...En effet, aujourd'hui, c'est bien le jour d'après. Il est 6 h 45. Le réveil est difficile. Après la rude, très rude journée d’hier, les organismes ont bien du mal à sortir de leur torpeur et de leurs douleurs. Mais voilà, il fait un soleil radieux, le moral est revenu et il faut bien admettre que passées quelques minutes de doute, les muscles sont prêts à repartir...Ce n'est pas le cas de nos sacs. Une folle pagaille y règne. Hier soir nous n'avons pas eu le courage de ranger. Petit déjeuner avec nos amis de la veille. Nous demandons un panier repas (avec deux sandwichs) qui ajouté aux différentes provisions feront notre collation du jour.

L'étape d'aujourd'hui est plus calme, donc le départ est moins matinal. Les sacs sont enfin prêts. Nous saluons notre hôtesse. Nos quatre amis randonneurs sont partis une dizaine de minutes avant nous, pour eux, c'est le dernier jour. Pour notre part, nous continuerons jusqu'à Viellettes, afin de raccourcir l'étape du lendemain…

…Lors de mon dernier passage dans cette commune, j'avais remarqué une plaque fixée sur le muret du bord de la route. Une plaque commémorative empreinte d'humour :

"Le 6 mai 1808, Napoléon a peut être pissé ici"

Un peu d'humour !! Mais voilà, aujourd'hui je cherche en vain, pas de plaque. La gardienne du refuge m'avait pourtant assuré de sa présence. Un employé municipal chargé du fleurissement de la commune auquel je pose la question, me répond dans un grand sourire, que la réfection du mur en question est la raison de l'absence toute provisoire de cette plaque. Elle sera refixée plus tard, dommage pour mes amis. De toute façon, nous avions pris nos précautions avant.

…Pour commencer cette journée, le col de Tortes à 1799 m, la routine quoi ! Certes, un col beaucoup moins sévère qu'hier, mais il faut quand même passer là-haut. Ce sera un jour à jouer aux montagnes russes avec trois cols à franchir. Tranquillement celui-ci est franchi, plus facile que prévu, ou alors le corps a pris un certain entraînement. De l'autre côté, toujours un tapis de fleurs composé de géraniums cendrés d'un tendre rose moucheté et de gentianes jaunes. Nous devinons sans peine la route du col de l'Aubisque tout en bas, où nous allons. Nous prenons pied sur ce sanctuaire du tour de France qui passera bientôt ici même. Le prochain col se devine au loin. Pour l’atteindre, deux possibilités : soit par les trois km de route avec deux tunnels, ou une variante nous obligeant à redescendre dans la vallée pour remonter au niveau de la route !...La réflexion est rapide. Trois cols dans la journée, ce n'est pas la peine d'en rajouter. Nous changeons de département au pont de l'Ouzom (1131 m). Nous quittons les Pyrénées Atlantiques pour les Hautes Pyrénées. Une gigantesque borne marque cet endroit. Les pâturages se parcourent avec délectation dans ce paysage où le regard se perd dans son univers bucolique. Nous traversons différents troupeaux. Les bovins avec leurs petits nous regardent avec quelque chose d'indéfinissable dans le regard. Qui regarde qui ? La descente est interminable. . En pensant qu'après Arrens : 878 m où nous arrivons, il y a encore le col des Bordères : 1150 m et 2 h 20 pour aller aux Viellettes, je me dis qu'il faut faire quelque chose, sinon je crains que ce soit la montée de trop après la journée d'hier…

…Enfin, le gîte. Curieuse impression que de débarquer en voiture. Extérieurement, il n'a pas beaucoup changé. Il est toujours aussi accueillant tout comme notre hôte que je retrouve avec plaisir. Le repas de ce soir, préparé dans la cuisine toute neuve, est égal aux traits de caractères du cuisinier aubergiste : savoureux. A déguster dans l'ambiance locale. Entre les anecdotes pittoresques et les histoires piquantes...nous nous régalons. Un authentique personnage…

…Mes camarades sont partis se coucher. Je règle notre nuitée. La pluie redouble. Notre hôte me prête gentiment un parapluie, le gîte n'est pas loin, mais quand même. Le linge est déjà rincé sous l'orage, alors cela suffit.

Pas besoin du marchand de sable et de nounours pour s'endormir. De toute façon, vu l'orage, leur nuage serait détrempé.

"Pom pompompom pompompom". Bonne nuit les petits...




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