40 - Refuge de Bassiès, 1655 m - Goulier, 1110 m
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Hendaye - Banyuls, la grande traversée, par Gérard Filoche.
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40 - Refuge de Bassiès, 1655 m - Goulier, 1110 m
Extraits du livre.

Dénivelé + 360 m. Dénivelé – 905 m. 14 km

La beauté de Dame Nature

Bassiès ...Le petit matin repousse tendrement la nuit et appelle doucement le jour nouveau. Au travers de la fenêtre entrouverte, l'air frais et revigorant nous annonce une belle journée, malgré la présence de nuages qui masquent les sommets. La montagne s'ébroue de sa rosée du matin, les premiers oiseaux chantent, c'est le réveil de la nature en même temps que le nôtre. Il est 6 h 45, les frontales s'allument dans la chambre, la marmotte dort toujours, pas pour longtemps…Les affaires sont vite préparées, les couvertures pliées et rangées, nous descendons caser tout cela dans nos sacs. Nous ne sommes pas les seuls. Tout le refuge déjeune quasiment en un laps de temps assez court…

…Il n'est guère plus de 8 h lorsque nous quittons le refuge. Goulier, notre étape de ce soir est à 6 h d'ici, nous aurons à descendre jusque dans la vallée de Vicdessos et remonter 400 m de dénivelé jusqu'au village. Autant dire que nous pouvons profiter tranquillement du somptueux paysage qui s'annonce.

Il va être difficile de trouver des qualificatifs le résumant sans tomber dans une perpétuelle répétition ; allez, je vous en mets un lot pour un prix raisonnable :

Bassiès Merveilleux, extraordinaire, formidable, magique, prodigieux, tout simplement, beau.

C'est le genre d'endroit où il faudrait que les aiguilles du temps tournent au ralenti. Un chemin d'une somptueuse élégance, slalomant le long des rives où chaque pierre et fleur rehaussent un milieu aquatique unique. Un lieu de méditation, de réflexion…et de prédilection pour les pêcheurs.

Ce site reste parmi les plus beaux rencontrés jusqu'à présent. Avant de continuer, je vous laisse quelques lignes blanches pour fermer les yeux et imaginer…

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Le petit barrage qui termine cette haute vallée reçoit les eaux de ces étangs. Au cours de l'arrêt avant la descente, quelques fruits secs sont les bienvenus. Au loin, les montagnes semblent drapées dans un voile vaporeux évanescent. Le soleil dispense harmonieusement ses rayons parmi les sommets. Actuellement, le brouillard aspiré par les courants ascendants a effectué et tissé ce joli drapé au dessus de nos têtes. Mais nous allons passer dessous d'ici peu. Du replat qui surplombe la vertigineuse descente, nous apercevons en bas, bien plus bas, tout en bas, vraiment très bas, la petite route qui serpente au fond de la vallée. Il est 10 h 30, c'est dire si nous avons bien musardé. Nous avons déjà rencontré des à-pics aussi impressionnants, mais là, même si la différence de niveau n'est que de 905 m, la perspective est à couper le souffle…

…Juste après le barrage, le ruisseau de Bassiès le bien nommé commence sa longue chute jusqu'à son compère du Vicdessos au fond de la vallée. A l'époque de la construction de cet ouvrage, les hommes ont jeté un pont de pierre au dessus des eaux tumultueuses. Sa principale particularité est qu'il est tout en pierres d'une part, mais surtout que son arche majeure est constituée d'un seul et unique bloc de rocher qui supporte tout l'édifice. C'est magnifique. Il nous faudra bien 2 h pour rejoindre la bifurcation vers Goulier. En effet, nous quittons le GR10 qui part s'aventurer dans les profondes vallées pour revenir après une longue boucle à…Goulier une journée plus tard. Je préfère mon option, qui est de mon avis, plus raisonnable. Donc, à ce point de rupture, et de pente et de chemin, nous quittons nos balises rouges et blanches (et pourquoi pas blanches et rouges) et prenons plein nord dans la vallée. Un coup d'œil furtif à ma montre accrochée à la ceinture me confirme que l'heure d'une pause déjeuner serait la bienvenue…

…Il est 13 h 45 bien tassé lorsque nous reprenons à regret, nos sacs et notre chemin. C'est qu'il y a encore un bout à tirer : 2 h 30 au bas mot et 300 m de montée, pfff ! Il ne faut pas trop se plaindre, ce sera le seul dénivelé positif de la journée. Le seul souci est qu'il intervient en fin de parcours, mais bon !…La vallée est bien agréable, le chemin ombragé côtoie la lisière de la forêt et la rivière. Avant Auzat, il quitte son axe N.E pour commencer la lente remontée vers Goulier. Toujours dans une belle forêt, la pente n'est pas très prononcée, mais quand même, il faut transpirer un peu. Nous arrivons à Olbier, tout petit hameau avec sa place de la mairie, grandes (Place et Mairie) comme un minuscule mouchoir de poche où deux bancs sont installés (côte à côte)…

…Heureusement que la carte était là, car les traces du balisage étaient quelque peu…disons défaillantes. Au sortir, une toute aussi minuscule salle des fêtes marque le début de la montée finale vers Goulier, quelque part là haut, dans les arbres. Un peu plus tard, à environ 300 m, nous apercevons l'église, c'est dire que nous ne sommes pas loin. Oui mais le chemin forme une boucle qui contourne pratiquement tout le village, car entre lui et nous, il y a la rivière, eh oui ! Il faut donc pour le moment se contenter de visualiser le clocher sous toutes ses faces. Enfin, nous entrons par le haut du village. Le gîte est bien signalé.

Le village est superbement entretenu et toutes sortes de fleurs égaient d'une façon harmonieuse les ruelles.

Pour atteindre le gîte, il faut monter quelques marches, une petite rampe et nous y voilà ! Il est très grand et remarquable. Les chambres vastes et spacieuses avec trois couchages dans chaque.




L'ensemble du site, textes et photos, sont la propriété de © Gérard Filoche