38 - Aulus 750 m - La cascade d'Ars 1485 m
Accueil Album photo Expos Mon livre Contact Livre d'or Liens Revue de presse Népal
Hendaye - Banyuls, la grande traversée, par Gérard Filoche.
3e partie : Les Granges d'Astau - Mérens
38 - Aulus 750 m - La cascade d'Ars 1485 m
Extraits du livre.

Dénivelé + 735 m. Dénivelé - 735 m. 9 km

Le repos…

La cascade d'Ars ...Comme il est écrit, aujourd'hui, c'est repos...Repos, ce qui signifie que nous n'avons pas d'étape en trajet. Mais des esprits chagrins vont me dire que c'est du pareil au même, qu'il va falloir " en baver " et que le mot repos n'est qu'une tromperie sur la marchandise. Tout cela parce qu'il est prévu d'aller admirer la cascade d'Ars, la curiosité géologique de la région. Bon, ce n'est pas les quelques 700 m de montée qui vont altérer notre forme, et puis il faut entretenir les muscles…

…L'orage de la nuit n'est plus qu'un lointain et bruyant souvenir. Le carillon de l'église marque sa présence d'une façon énergique, l'heure de se lever est proche, très proche même…

…Le temps nous prépare donc une belle journée, le chaud soleil emplit déjà la vallée. La balade prévue à la cascade d'Ars est un aller et retour avec variantes possibles. Nous jugerons sur place. Les sacs ont perdu une grande partie de leur poids et c'est tant mieux. Nous sommes prêts et à 8 h pétantes, nous allons au grand petit magasin multi-tout acheter quelques alléchantes et sustentatrices provisions…

Ars …D'un pas tranquille et léger, nous voilà engagés sur le chemin qui longe le Garbet, rivière qui coule en cette belle vallée. Les papillons volètent autour des fleurs couvertes de la rosée matinale ou peut être d'un peu de pluie de cette nuit, toujours est-il que le décor est très coloré et agréable à nos yeux. Le sous-bois qui commence à la première et légère montée n'apporte que fraîcheur et délicatesse. Le torrent qui coule sur des gros galets colorés interprète une délicieuse mélodie. En tendant bien l'oreille, l'ont croirait entendre les accords de " la symphonie sur un chant montagnard français " de Vincent d'Indy. Le soleil joue avec le couvert de feuillus, quel endroit paisible !

Le chemin s'incline un peu plus et l'eau transparente offre des couleurs subtiles et enivrantes. Je me dis que l'éclairage sera encore meilleur cet après midi, alors c'est sûr, je reviendrai par cet endroit pour saisir quelques clichés. Nous rejoignons la piste forestière, plus large, plus plate, et plus animée. Certes, ce n'est pas la grande foule, mais c'est une belle balade à la portée de tous. Les dernières pentes du chemin se terminent par une vue splendide sur cette cascade qui tombe en trois chutes superposées d'une hauteur de 110 m.

L'heure du repas approche et visiblement toutes les personnes présentes ont hâte d'atteindre le bas de la chute pour une halte déjeuner. Nous aussi, alors ce sera au premier arrivé.

Le soleil frappe fort, et malgré les embruns qui s'échappent sous les rafales de vent, les protections d'usage ne sont pas inutiles. Si le temps s'écoule doucement, nous n'allons pas rester là, nous allons nous en retourner tranquillement…

…Le chemin du retour est tout aussi agréable et comme prévu, la lumière a bien changé. Au niveau du chemin où nous sommes arrivés ce matin et après bien des atermoiements, Francine et Michel décident de continuer par la piste forestière. Je préfère reprendre notre chemin initial, c'était vraiment trop beau ; maintenant, il doit y avoir des éclairages superbes…

…Le temps s'est écoulé et je continue ma descente le long du torrent toujours aussi beau. J'en connais qui vont regretter leur retour par la piste…Je retrouve la vallée, et parviens à Aulus tranquillement. Il est 16 h.




L'ensemble du site, textes et photos, sont la propriété de © Gérard Filoche